Cie dramatique Parnas – TnBa - Théâtre national Bordeaux Aquitaine
- Théâtre
En 1830, le roman de Stendhal, alliant passion amoureuse et ambition dévorante, choquait la bonne société. L’adaptation très contemporaine de Catherine Marnas ravive sa force intemporelle et fait du héros l’emblème d’un transfuge de classe en échec.
Julien Sorel, fils de charpentier, incompris, orgueilleux, opportuniste, devient précepteur et séduit Madame de Rênal. Au séminaire, puis au service du marquis de la Mole dont il charme la fille, Mathilde, le voilà anobli, presque marié, quand son ancienne amante dénonce sa perfidie. Son bonheur perdu, Julien tente de la tuer dans une église, malgré son amour pour elle.
La pièce débute lors du procès, l’accusé rongé par la haine de l’injustice sociale. Julien exprime les contradictions d’une jeunesse romantique et idéaliste, réaliste et révolutionnaire. Sera-t-il condamné ?
Cette version théâtrale haletante jongle entre narration, dialogues, comique et scènes d’action déchirantes grâce au talent époustouflant des acteurs, avec la voix de Stendhal.
Distribution
Texte
Stendhal
Adaptation & mise en scène
Catherine Marnas
Dramaturgie
Procuste Oblomov
Avec
Simon Delgrange
Laureline Le Bris-Cep
Tonin Palazzotto
Jules Sagot
Bénédicte Simon
Assistanat à la mise en scène
Odille Lauria
Scénographie
Carlos Calvo
Création lumière
Michel Theuil
Création sonore
Madame Miniature
Création vidéo
Ludovic Rivalan
Création costumes
Catherine Marnas
assistée de Kam Derbali
Mentions
Production : Compagnie Parnas, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine – CDN
Spectacle créé au Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine – CDN
Coup de projecteur
Visage d’ange, regard bleu azur, démarche empruntée, Jules Sagot incarne Julien Sorel avec une belle sincérité et donne au personnage une ambiguïté des plus troublantes.
Fidèle au roman de Stendhal, le décapant de son aura de romantisme, le travail éblouissant de Catherine Marnas relève le défi initial avec panache. Sa troupe de comédiens porte Le Rouge et le Noir à un degré d’incandescence qui donne furieusement envie de (re)lire ce classique ravageur.
Catherine Marnas , en choisissant une forme d’épure, donne un éclat sombre et torturé à Julien Sorel souvent présenté hâtivement comme une icône du romantisme.
